Le Programme

← Retour au sommaire

Chapitre 10 : Faire place à la nouvelle France

Réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes

La plus ancienne et cruelle inégalité remonte à l’aube de l’humanité, lorsque notre espèce a développé des croyances concernant le rôle des femmes et des hommes. Le plus souvent, ce partage s’est fait au détriment des femmes. Partout, des autorités autoproclamées ont voulu les obliger à s’y conformer par la violence, dans l’espace public comme au domicile. Ce système patriarcal est un obstacle au développement de l’humanité, qui brime les rêves, les aspirations et les activités de la moitié de la population, et ses bienfaits pour tous.

Adopter une loi de lutte contre le sexisme et les violences faites aux femmes, et allouer les 2,6 milliards de budget demandé par les associations, notamment en matière de formation et de places d’hébergement, et garantir une budgétisation sensible au genre et transparente
Imposer la parité entre les femmes et les hommes dans les institutions politiques, administratives, économiques, syndicales et associatives
Augmenter les sanctions financières et pénales à l’encontre des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale femmes/hommes (amendes et refus d’attribution de marchés publics)
Créer dans l’entreprise une commission de contrôle salarié sur l’égalité entre les femmes et les hommes
Revaloriser les rémunérations des métiers occupés majoritairement par des femmes, prendre en compte leur pénibilité en réinstaurant les facteurs de risques supprimés par Macron en 2017 en créant de nouveaux critères liés aux contraintes émotionnelles fortes
Renforcer le planning familial, augmenter et pérenniser les financements des associations féministes et LGBTI
Lutter contre le temps partiel contraint qui à 80 % touche des femmes
Garantir le droit de partir et lutter contre la précarité des mères isolées : déconjugaliser et revaloriser l’allocation de soutien familial, défiscaliser les pensions alimentaires, réduire les délais de la justice familiale
Créer un congé d’accueil de l’enfant identique et obligatoire pour les deux parents
Rembourser le traitement hormonal de la ménopause
Mettre en œuvre un plan de lutte contre le harcèlement sexiste et les agressions sexuelles dans les transports collectifs
Garantir l’égal accès et l’effectivité du droit à l’IVG et le choix de la méthode d’IVG et supprimer la double clause de conscience des médecins
Lutter contre les mouvements anti-choix qui entravent les droits et la santé sexuelle et reproductive et le droit à l’avortement
Abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne
Améliorer l’accès à la santé des femmes et leur prise en charge, reconnaître et sanctionner les violences obstétricales et gynécologiques

77 % des Français sont favorables à un plan d’un milliard d’euros afin d’en finir avec les violences sexuelles et sexistes (Harris Interactive, juillet 2021)

Lien vers cette section · Source officielle

Une République universaliste contre le racisme et les discriminations

L’universalité des droits n’est pas négociable en République : tous ceux qui adhèrent au programme « liberté, égalité, fraternité » sont français, citoyens, et donc égaux. C’est ce qui permet à la France d’être un pays créolisé, où chaque être humain s’enrichit dans sa relation aux autres. De ce principe en droit, il faut faire une réalité de fait. L’égalité en droit et en fait doit progresser dans tous les domaines.

Mettre en œuvre un plan d’action global contre les discriminations (emploi, logement, éducation, santé…)
Généraliser les campagnes de testing et expérimenter les dossiers anonymes dans l’accès à l’emploi, au logement, aux études supérieures, etc.
Mettre en place des règles contre les biais discriminatoires des intelligences artificielles et technologies médicales, notamment sur la qualité des ensembles de données d’entraînement et les procédures d’essai pour la détection et la correction des préjugés
Garantir le droit du sol intégral à tous les enfants nés en France, le rétablir sur l’ensemble du territoire national et faciliter l’accès à la nationalité française
Créer un Commissariat à l’égalité doté d’un Observatoire des discriminations et de pôles spécialisés au sein des services publics et des cours d’appel
Mettre en place le récépissé de contrôle d’identité par les forces de l’ordre pour lutter contre le contrôle au faciès, accompagné de dispositifs de formation, de contrôle et de sanctions
Instaurer le 4 février comme jour férié national en mémoire des victimes de l’esclavage et de leurs luttes s’ajoutant au jour de commémoration spécifique à chaque territoire d’Outre-mer
Ouvrir les archives sur les guerres de décolonisation et être ouvert à la discussion quant aux demandes de restitution et de circulation des biens culturels issus de la colonisation
Reconnaître le massacre des Algériens du 17 octobre 1961 comme un crime d’État au cours d’une journée nationale de commémoration
Abroger la loi dite contre le “séparatisme” et le contrat d’engagement républicain
Instituer le droit de vote des étrangers aux élections locales
Mettre en place un plan interministériel pour analyser, prévenir et lutter contre l’islamophobie et l’antisémitisme en France, et contre ses effets sur la vie des populations qui le subissent
Assurer la sécurité des lieux cultuels et culturels de notre pays en renforçant si nécessaire toutes les mesures de protection policières dont ils bénéficient du fait des attaques et menaces contre des mosquées et des synagogues

À savoir

  • 61 % des Français sont en faveur de l’instauration d’un récépissé fourni par les forces de l’ordre aux citoyens à l’issue d’un contrôle d’identité (Harris Interactive, janvier 2018)

Lien vers cette section · Source officielle

Construire l’autonomie des jeunes

Les jeunes sont les plus touchés par la précarité. Les immenses files d’attente pour obtenir de l’aide alimentaire n’ont pas eu raison d’un gouvernement qui leur a refusé le revenu de solidarité active (RSA) alors qu’ils avaient faim. La solidarité familiale a remplacé des aides publiques largement insuffisantes et les inégalités en fonction du milieu d’origine ont été exacerbées que ce soit dans l’accès à l’emploi ou la poursuite d’études. Il est temps de rattraper notre retard et de garantir aux jeunes les conditions de leur autonomie.

Financer l’autonomie des jeunes détachés du foyer fiscal parental grâce à la garantie d’autonomie, qui les portera au-dessus du seuil de pauvreté (1 216 euros pour une

personne seule)

Instaurer le repas à un euro dans tous les sites de restauration des centres régionaux des œuvre s universitaires (CROUS)
Instaurer un « emploi spécifique jeune » d’une durée de cinq ans, dans le secteur non marchand et public, pour éliminer le chômage des jeunes (trois fois supérieur à celui de leurs aînés à diplôme égal)
Mettre fin à la précarité des étudiants, notamment en augmentant les indemnités de stage et en négociant avec les branches patronales les postes ouverts à stages, pour en finir avec la pratique des CDD déguisés
Offrir un bilan de santé et une évaluation des capacités d’écriture, lecture et calcul, avec mise à niveau si nécessaire ainsi qu’une formation gratuite à la conduite et le passage du permis de conduire à chaque jeune dans le cadre du service citoyen obligatoire

Lien vers cette section · Source officielle

Faire face collectivement à la perte d’autonomie individuelle

Chacun a droit à des conditions de vieillesse dignes : c’est un enjeu de civilisation humaine. Il faut sortir d’un modèle actuel de maltraitance institutionnelle — pour ne pas dire gouvernementale — de nos aînés et des travailleurs qui s’en occupent, en grande majorité des femmes. Des milliers d’emplois, 210 000 au minimum rien que pour les EHPAD, doivent être créés. Les salaires, le statut et les conditions de travail doivent être revalorisés. Les conditions de travail doivent répondre aux protocoles de soins et aux protocoles sanitaires : dans la sixième puissance économique mondiale le terme « maltraitance institutionnelle » ne devrait pas exister !

Construire un service public de la dépendance, pour aider les seniors à rester à domicile
Développer un réseau public de maisons de retraite aux tarifs harmonisés et accessibles
Créer 10 000 places par an en EHPAD publics pendant cinq ans, refonder le modèle de financement, l’augmentation des moyens matériels et humains
Former, qualifier et recruter en nombre suffisant le personnel nécessaire : au moins 210 000 personnes pour pouvoir respecter un ratio minimal d’encadrement « au chevet » des résidents
Revaloriser les métiers et revenus de l’ensemble des professionnels du grand âge à domicile comme en institution en refondant les grilles de rémunération et de qualifications
Collectiviser les EHPAD privés à but lucratif et les confier à des associations, coopératives, etc.

À savoir

  • 86 % des Français sont pour la création d’un service public dédié au maintien à domicile des seniors (Harris Interactive, juillet 2021)

Lien vers cette section · Source officielle

Lever les obstacles à l’autonomie des personnes en situation de handicap

Que ce soit à l’école, pour accéder aux services publics ou dans toutes les situations de la vie quotidienne, les personnes en situation de handicap doivent toujours faire face à de nombreux obstacles plus de quinze ans après la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005. En 2023, la France a été condamnée pour violation de la charte sociale européenne au regard des droits des personnes en situation de handicap. Il faut en finir avec les beaux discours sans lendemain ; passons aux actes.

Assurer l’autonomie financière des personnes en situation de handicap, en revalorisant l’AAH au niveau du SMIC
Revenir sur la loi ELAN d’Emmanuel Macron pour imposer 100? % de logements accessibles dans les constructions neuves (comme le prévoit la loi de 2005) et faire participer l’État aux financements des travaux d’adaptation des logements anciens
Pérenniser le financement de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap
Accorder le statut de salarié aux travailleuses et travailleurs en établissement et service d’aide par le travail (ESAT)
Faire de l’école pour tous une réalité :
Créer un corps de fonctionnaires pour les personnels d’accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH), recruter pour renforcer les capacités d’accueil et d’accompagnement et mettre fin à la mutualisation
Développer en nombre suffisant les supports pédagogiques adaptés aux particularités de ces enfants (enseignement bilingue langue des signes française (LSF), apprentissage du braille, communication alternative et augmentée, etc.)
Mettre en place des actions de sensibilisation pour lutter contre les discriminations, dans l’Éducation nationale dès la maternelle jusqu’au lycée, ainsi que dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle
Décloisonner le secteur de l’Éducation nationale et le secteur médico-social
Objectif zéro obstacle : tolérance zéro contre les entraves, c’est-à-dire les obstacles au déplacement ou à la vie quotidienne, permettre aux préfets de se substituer aux maires pour imposer les travaux et fermer les bâtiments privés ne respectant pas la loi, et imposer un plan de mise en accessibilité des transports
Assurer la prise en charge par la Sécurité sociale de l’ensemble des dispositifs médicaux nécessaires à la vie quotidienne

Lien vers cette section · Source officielle

Consulter cette partie sur le site officiel