Chapitre 7 : La force de l’entraide
L’égalité des populations par la démocratie et les services publics
Des territoires ruraux et des petites villes abandonnés, des métropoles éclatées entre ghettos de riches et quartiers pauvres : les Gilets jaunes ont jailli de cette démesure inégalitaire. Remettons de l’ordre et de la justice dans l’organisation du pays. Les services publics en seront les piliers.
Défendre et reconstruire le maillage de transports en commun et de services publics, notamment dans les départements ruraux, les quartiers populaires et les Outre-mer afin de garantir une distance maximale (de quinze à trente minutes, en voiture ou en transport collectif) entre tout lieu d’habitation et les services publics essentiels (école, gare, hôpital, bureau de poste)
À savoir
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93 % des Français sont pour un grand plan d’investissement dans les services publics, en particulier de santé (Ifop pour L’Humanité, mai 2021)
En finir avec l’abandon des Outre-mer
Les Outre-mer sont maintenus dans un système de dépendance économique et de mal développement, générateur de pauvreté et d’inégalités. Les habitants subissent le recul des services publics, les retards accumulés en matière d’investissements publics, le poids des situations d’oligarchie ou de monopoles dans l’économie, et les effets durables des pollutions comme celles dues au chlordécone. Nous refusons une telle rupture d’égalité. Au contraire, la République doit vivre partout et pour tous !
Engager un plan pluriannuel d’investissement et de développement des services publics (transports, éducation, santé, logement, culture), dont la possibilité a été dessinée dans les propositions des mouvements sociaux notamment en Guyane et à Mayotte
Faire la société de l’entraide : généraliser l’économie sociale, solidaire et coopérative
Face à la prédation de la finance et à la dictature des actionnaires, une autre économie est possible. Elle existe déjà, avec des centaines de milliers d’entreprises et des millions d’emplois. Nous proposons des mesures pour qu’elle devienne l’alternative à l’économie libérale. Il s’agit de remplacer l’autoritarisme individuel par la délibération collective, le travail imposé par le travail émancipateur, la production aveugle par la production utile. Puisque le capitalisme ne supporte pas la démocratie, remplaçons-le.
Généraliser l’économie sociale et solidaire (ESS)
Éradiquer la pauvreté
10 millions de pauvres, 330 000 personnes sans domicile, des files d’attente alimentaires à perte de vue et une explosion du nombre d’allocataires du RSA contraints de travailler gratuitement 15h par semaine. Emmanuel Macron accroît la pauvreté : en 2021, plus d’un demi-million de personnes ont basculé sous le seuil de pauvreté, et les pauvres sont de plus en plus pauvres. Cela ne peut plus durer. Notre société sera celle du plein emploi, où chacun perçoit un salaire pour son travail. Mais dès les premiers jours, un plan d’urgence sera mis en œuvre pour éradiquer la grande pauvreté.
Créer une garantie d’autonomie qui permettra que nul ne soit privé de sa dignité pour vivre : le revenu mensuel de chaque personne atteindra le seuil de pauvreté (1 216 euros pour une personne seule)
À savoir
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86 % des Français favorables au plafonnement des frais bancaires (Harris Interactive, juin 2020)
Garantir le droit au logement
Comment notre pays se trouve-t-il avec près d’un million de personnes privées de logement personnel, 4,1 millions mal logées, 12,1 millions menacées d’un problème lié à leur logement ?
Le libre-marché ne permet pas de répondre à la demande du peuple : la demande de logement social est quatre à cinq fois supérieure à l’offre disponible et les ménages sont confrontés à une diminution de l’offre locative privée. Le droit au logement est bafoué. À nous d’agir concrètement pour le rendre effectif, notamment en construisant des logements accessibles.
Interdire les expulsions locatives sans relogement public
À savoir
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75 % des Français sont favorables à la fixation d’un loyer maximum par m2 (Harris Interactive, juillet 2021)
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87 % des Français sont favorables à un plan national d’isolation des bâtiments pour lutter contre la précarité énergétique (Harris Interactive, juillet 2021)
La justice au nom du peuple
En République, la justice est rendue au nom du peuple. Mais la justice n’a plus les moyens de ses missions : elle a été laissée à l’abandon par les gouvernements successifs. Les pressions sur elle se sont multipliées. Les liaisons dangereuses aussi. Il faut des moyens humains et financiers pour qu’elle soit bien assurée, et dans des délais raisonnables.
Assurer un meilleur accès de toutes et tous à la justice, en augmentant notamment l’aide juridictionnelle et en veillant au retour des tribunaux de proximité
Une politique de justice efficace
La justice inspire de plus en plus la défiance de nos concitoyens. Elle est perçue comme trop lente, trop déconnectée de la réalité et du vécu des accusés ou des victimes au pénal, ou des parties au civil. Son indépendance est mise en cause dans les affaires politico-financières. Une réelle réforme de la justice ne pourra se faire que dans un grand rendez-vous entre le peuple et ses institutions avec la convocation d’une Assemblée constituante. En attendant, nous proposons d’ores et déjà de nombreuses réformes.
Confier au Parlement l’orientation de la politique pénale du pays par un débat annuel sur un texte avec un vote
Une police de proximité au service de la sûreté des citoyens
La sûreté figure parmi les quatre « droits naturels et imprescriptibles de l’homme » énoncés dans l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Ce principe fondamental servira de boussole à l’action de la police, réformée pour faire de la police de proximité son pilier central.
Rétablir la police de proximité et démanteler les BAC (brigades anticriminalité) et les BRAV-M (Brigades de répression des actions violentes motorisées)
hiérarchique du préfet
À savoir
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60 % des Français sont favorables au remplacement des brigades anticriminalité (BAC) par une police de proximité (Harris Interactive, juillet 2021)
Protéger les enfants
La France ne respecte toujours pas l’ensemble des droits fondamentaux des enfants. Pire encore, la mortalité infantile repart à la hausse partout dans le pays. Un pays qui laisse mourir et abandonne ses enfants de la sorte est un pays qui condamne son futur. Il y a urgence à agir et à mettre fin aux violences éducatives ordinaires physiques, verbales et psychologiques, toujours trop répandues.
Faire respecter la Convention internationale des droits de l’enfant concernant la protection de l’enfance, les enfants étrangers, l’interdiction des violences dites éducatives, le soutien à la parentalité