Chapitre 6 : Partage des richesses
Mettre au pas la finance
La finance a mis à terre l’économie réelle en 2008. Sauvées par les États, et donc les contribuables, les banques n’ont pas changé leurs mauvaises habitudes. Pire, la crise du Covid-19 a servi de prétexte pour assouplir le peu de régulations européennes qui existait.
Instaurer une taxe réelle sur les transactions financières
Pour des banques au service de l’intérêt général
Le crédit est essentiel à l’économie : il est à la base de l’activité future. Les banques doivent donc avoir une mission d’intérêt général. Il est crucial d’orienter l’argent en direction des projets socialement et écologiquement utiles. La monnaie doit aussi être un bien commun créé et géré démocratiquement.
Créer un pôle public bancaire
Définanciariser l’économie réelle
Les actionnaires exigent des taux de rendement intenables, obtenus au détriment des droits sociaux et des conditions, notamment environnementales, de production. Ils imposent la tyrannie du temps court sur le temps long de l’activité humaine et de l’impératif écologique. Il faut protéger l’économie réelle des agissements de ces spéculateurs en reprenant le pouvoir sur la finance.
Établir de nouveaux indicateurs de progrès humain pour mettre l’économie au service des objectifs et des critères de bien-vivre (santé, éducation, etc.)
Refuser le chantage : annuler la dette publique
La dette publique est instrumentalisée pour justifier l’austérité et les privatisations. Mais l’État détient plus de patrimoine que de dette : chaque enfant naît avec plus de 10 000 euros d’actif public ! L’argent pour vivre mieux existe et l’action de la Banque centrale européenne (BCE) pourrait nous libérer de ce chantage des libéraux. Il faut aussi traiter la question des dettes privées qui est le véritable danger à court terme.
Exiger de l’Union européenne que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des États qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul
Faire la révolution fiscale
Le président des riches n’a fait qu’aggraver les injustices de notre système fiscal et créer de nouveaux privilèges fiscaux pour les riches. C’est en France que le nombre de millionnaires progresse le plus en Europe. Les riches y sont de plus en plus riches : alors que les quatre premiers milliardaires français et leurs familles ont vu leur fortune augmenter de 87 % depuis 2020, la richesse cumulée de 90 % des Français a baissé. Il y a cinq ans déjà, le mouvement des Gilets jaunes sonnait l’alerte. Notre fiscalité doit être entièrement refondée sur des bases claires et justes, en appliquant le principe de progressivité : plus on gagne d’argent, plus on contribue au bien public !
Rendre l’impôt sur le revenu plus progressif avec un barème à 14 tranches contre 5 aujourd’hui
À savoir
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68 % des Français sont pour que l’impôt sur le revenu augmente pour les personnes qui gagnent plus de 4000 euros net par mois et baisse pour les autres (Harris Interactive, juillet 2021)
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86 % des Français sont pour faire payer plus d’impôts à Google, Amazon, Facebook et Apple qu’ils n’en payent aujourd’hui (Harris Interactive, juillet 2021)
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79 % des Français se déclarent favorables à une taxe exceptionnelle sur les « surprofits », c’est-à-dire les profits exceptionnels par rapport aux années précédentes que les grandes entreprises ont réalisés pendant la crise sanitaire (Harris Interactive, mai 2021)
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78 % des Français sont pour le rétablissement de l’ISF (Ifop pour l’Humanité, mai 2021)