Le Programme

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Chapitre 18 : Nouvelles frontières de l’humanité

Protéger les mers et océans

Les océans sont aujourd’hui en danger. La biodiversité marine se dégrade, du fait de la surpêche et de la pollution plastique. Il est urgent de protéger les mers et océans du pillage de leurs ressources et des tensions militaires. Il est nécessaire de sanctuariser les écosystèmes marins.

Œuvrer à la création d’un droit international de la biodiversité marine, notamment dans les grands fonds
Faire de la France le leader mondial de la recherche et de l’éducation dans le secteur maritime
Créer un lycée de la mer dans chaque département maritime (y compris dans les Outre-mer)
Développer la formation professionnelle dans le domaine des nouvelles techniques de pêche, d’aquaculture et d’algoculture durables au service de la bifurcation écologique
Proposer la construction de la première station sous-marine permanente sur le modèle de la station spatiale internationale
Gérer durablement la ressource via la pêche artisanale, lutter contre les pratiques de pêche illégales et refuser la marchandisation de la politique commune des pêches au niveau européen
Éradiquer les pratiques de pêche dangereuses, empêcher la réautorisation de la pêche électrique
Créer des aires marines protégées en haute-mer et augmenter leur niveau de protection
Défendre un moratoire sur les forages en Méditerranée et sur l’extraction minière en eaux profondes comme demandé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)
Encadrer le prélèvement de sable marin pour le secteur de la construction et lutter contre l’extraction illicite à l’échelle nationale et internationale
Lutter contre l’acidification des océans et la multiplication des « zones mortes » dépourvues d’oxygène
Obtenir la reconnaissance internationale de l’espace maritime français
Augmenter les moyens de surveillance, de protection et de sécurisation effective de notre domaine maritime et de ses axes stratégiques

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Être à la hauteur de la responsabilité maritime française

La France est une puissance maritime qui s’ignore. La mer est pourtant une source formidable d’activité dans la bifurcation écologique. 400 000 emplois existent déjà dans ce domaine. On pourrait atteindre un million très rapidement. Mais les technologies marines sont délaissées des pouvoirs publics.

Développer les énergies marines renouvelables (EMR), comme l’hydrolien, dans le cadre du plan de transition énergétique et d’une maîtrise publique des installations et réseaux tout en veillant à concilier les usages en mer
Mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’éolien maritime d’un point de vue énergétique et industriel, garantir le développement de la filière au besoin par la nationalisation des activités de General electric (ex Alstom) et Siemens-Gamesa (ex Areva)
Mettre en place un plan de décarbonation de la marine marchande, renforcer le développement de la propulsion vélique et des propulsions moins polluantes
Défendre l’emploi maritime et industriel français contre la concurrence déloyale et le dumping (construction et entretien des parcs éolien maritime, marine marchande, etc)
Relancer les ports français et moderniser les infrastructures portuaires dans une logique multimodale mer-rail-fluvial, de décarbonation et de soutien aux énergies renouvelables
Engager la construction de navires de souveraineté scientifique, militaire et d’approvisionnement stratégique et renforcer la formation de marins français • Demeurer une puissance polaire : augmenter les moyens de l’Institut polaire Paul-Émile Victor, faire aboutir la reconstruction des stations de recherche en Antarctique, se doter d’un brise-glace en soutien à la recherche océanographique

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Relancer la découverte de l’espace

L’indépendance de la France et notre contribution à la connaissance sont liées à l’espace. Ce domaine ne doit pas être abandonné aux marchands, ni être militarisé par les grandes puissances : c’est l’intérêt général qui est en jeu. La France doit garantir sa souveraineté et contribuer à de nouvelles coopérations internationales.

Lutter contre la course à l’armement spatial tout en garantissant la souveraineté de la France face aux nouvelles menaces
Proposer un programme international de dépollution de l’orbite géostationnaire et de nouvelles règles internationales d’occupation des orbites basses
Revenir sur la privatisation d’Arianespace et protéger la filière de lancement de satellites, renforcer les moyens du Centre national d’études spatiales
Doter la France des moyens de neutralisation des actions hostiles menées contre elle depuis l’espace
Fédérer les différentes missions vers Mars et assurer la participation française à ces missions
Renforcer la contribution française à la présence humaine permanente dans l’espace
Proposer un nouveau traité international pour la non-appropriation des ressources spatiales et la démilitarisation de l’espace
Interdire les voyages commerciaux et privés dans l’espace, luxe ultra polluant réservé à une minorité
Garantir l’utilisation de Galileo par le grand public en rendant obligatoire la double compatibilité Galileo GPS

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Affirmer le caractère d’intérêt général de la révolution numérique

La révolution numérique est une chance immense pour l’humanité. Elle peut permettre un développement humain, scientifique et démocratique inédit à condition de ne pas laisser faire les multinationales qui veulent se l’accaparer pour leurs seuls profits. Faire du numérique un bien commun mondial est un enjeu démocratique, économique et social de premier plan : la technologie doit servir le progrès humain, et non créer de nouvelles inégalités ou restreindre les libertés.

Garantir le droit à un accès minimal gratuit à Internet
Garantir la couverture numérique de tout le pays en fibre au plus vite
Aller plus loin que le règlement européen de protection des données pour agir contre les discriminations entraînées par le traitement algorithmique des données personnelles, en dotant la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) de moyens de contrôle efficaces.
Constitutionnaliser le droit au chiffrement des données et des communications
Systématiser la publication en données ouvertes des informations publiques détenues par les collectivités
Garantir le maintien de guichets et de formulaires papier malgré la dématérialisation des services publics et la transformation numérique des administrations, déployer un service public de proximité pour accompagner les 20 % de Français en difficulté avec le numérique (illectronisme)

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Garantir la souveraineté numérique de la France

La mise en réseau mondiale permet de nouvelles coopérations à travers la circulation des idées, des paroles et des écrits. Elle doit se faire dans un cadre international garantissant la maîtrise publique et démocratique d’Internet : la France ne doit pas dépendre d’autres pays et des multinationales comme les Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM). Elle doit pouvoir prendre ses propres décisions.

Garantir la neutralité du Net, c’est à dire l’accès égal de chacun et l’égalité de traitement
Passer sous contrôle public les infrastructures du numérique et des télécommunications et les relocaliser
Construire un cloud véritablement public, composé de data centers publics interconnectés
Créer une agence publique des logiciels libres chargée de planifier leur développement stratégique domaine par domaine en identifiant les manques et en finançant les projets-clés
Généraliser l’usage des logiciels libres dans les administrations publiques et l’Éducation nationale
Permettre à tous les citoyens et à toutes les entreprises l’accès à des services et logiciels en ligne hébergés sur des serveurs français de droit français et développer progressivement une offre publique pour les services numériques essentiels : moteur de recherche, paiements en ligne, etc.
Refuser la censure privée sur les réseaux sociaux opérée par les GAFAM
Garantir l’hébergement des données des services publics français et des entreprises essentielles sur des serveurs de droit français situés en France
Défendre une gouvernance mondiale d’Internet en établissant une agence consacrée à l’ONU
Favoriser la coopération entre les États pour développer des solutions numériques émancipées des GAFAM
Renforcer l’excellence française dans le virtuel, soutenir les créations françaises dans un but émancipateur
Créer un centre national du jeu vidéo et développer une filière publique de formation dans ce domaine
Créer la mission nationale de maîtrise de l’intelligence artificielle composée de chercheurs de disciplines scientifiques diverses, d’ingénieurs et de parlementaires ayant pour mission de déterminer des chantiers pour développer des applications de l’intelligence artificielle utiles aux besoins sociaux et écologiques
Interdire certains usages de l’intelligence artificielle et du « big data » qui vont à l’encontre des droits sociaux : identifications biométriques, surveillance pour l’évaluation des droits sociaux, gestion des flux migratoires, notation des individus pour l’attribution de crédits, etc.
Créer une fonderie française pour microprocesseurs
Réduire l’impact écologique du numérique (réglementations sur l’obsolescence programmée, politiques incitatives sur le low-code, indice carbone sur le Web…)
Baisser la production de chaleur et la consommation électrique des data centers et soumettre ceux-ci à une autorisation de construction

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