Chapitre 18 : Nouvelles frontières de l’humanité
Protéger les mers et océans
Les océans sont aujourd’hui en danger. La biodiversité marine se dégrade, du fait de la surpêche et de la pollution plastique. Il est urgent de protéger les mers et océans du pillage de leurs ressources et des tensions militaires. Il est nécessaire de sanctuariser les écosystèmes marins.
Œuvrer à la création d’un droit international de la biodiversité marine, notamment dans les grands fonds
Être à la hauteur de la responsabilité maritime française
La France est une puissance maritime qui s’ignore. La mer est pourtant une source formidable d’activité dans la bifurcation écologique. 400 000 emplois existent déjà dans ce domaine. On pourrait atteindre un million très rapidement. Mais les technologies marines sont délaissées des pouvoirs publics.
Développer les énergies marines renouvelables (EMR), comme l’hydrolien, dans le cadre du plan de transition énergétique et d’une maîtrise publique des installations et réseaux tout en veillant à concilier les usages en mer
Relancer la découverte de l’espace
L’indépendance de la France et notre contribution à la connaissance sont liées à l’espace. Ce domaine ne doit pas être abandonné aux marchands, ni être militarisé par les grandes puissances : c’est l’intérêt général qui est en jeu. La France doit garantir sa souveraineté et contribuer à de nouvelles coopérations internationales.
Lutter contre la course à l’armement spatial tout en garantissant la souveraineté de la France face aux nouvelles menaces
Affirmer le caractère d’intérêt général de la révolution numérique
La révolution numérique est une chance immense pour l’humanité. Elle peut permettre un développement humain, scientifique et démocratique inédit à condition de ne pas laisser faire les multinationales qui veulent se l’accaparer pour leurs seuls profits. Faire du numérique un bien commun mondial est un enjeu démocratique, économique et social de premier plan : la technologie doit servir le progrès humain, et non créer de nouvelles inégalités ou restreindre les libertés.
Garantir le droit à un accès minimal gratuit à Internet
Garantir la souveraineté numérique de la France
La mise en réseau mondiale permet de nouvelles coopérations à travers la circulation des idées, des paroles et des écrits. Elle doit se faire dans un cadre international garantissant la maîtrise publique et démocratique d’Internet : la France ne doit pas dépendre d’autres pays et des multinationales comme les Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM). Elle doit pouvoir prendre ses propres décisions.
Garantir la neutralité du Net, c’est à dire l’accès égal de chacun et l’égalité de traitement