Chapitre 15 : Une approche de santé globale
S’organiser pour faire face aux pandémies
Tant que les causes des pandémies n’auront pas été réglées, nous devons nous tenir prêts à des répliques de même nature que le Covid-19. Il nous faudra le faire de la manière la plus efficace et humaine, c’est-à-dire en choisissant le « tous ensemble » plutôt que le « chacun pour soi » et en sauvegardant nos libertés. L’État planificateur sera l’instrument principal de notre adaptation à l’ère des pandémies.
Adopter un plan d’adaptation aux pandémies et zoonoses non liberticide, basé sur la société du roulement et la planification sanitaire
À savoir
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90 % des Français sont pour la création d’un pôle public du médicament, qui serait un établissement public scientifique et technique, ayant vocation à s’assurer de l’approvisionnement de la France en matière de dispositifs médicaux (Harris Interactive, juin 2020)
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83 % des Français sont favorables à ce que les pandémies soient reconnues comme des catastrophes naturelles (Harris Interactive, juin 2020)
Faire passer la santé d’abord et reconstruire les établissements de santé publics, notamment les hôpitaux
Notre système de santé a longtemps été le meilleur au monde. Mais l’austérité et la marchandisation le disloquent. Il n’est plus en mesure de faire face à la multiplication des maladies chroniques et aux épidémies. Nous devons déployer une politique de soins, de prévention et de santé publique capable de prévenir, de soigner tout le monde et d’en respecter les acteurs.
Reconstruire le service public hospitalier et instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale
À savoir
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86 % des Français sont favorables à la re?ouverture des lits hospitaliers ferme?s depuis 2010 (Harris Interactive, juillet 2021)
Addictions et drogues : il faut changer de stratégie
La politique française en matière de drogues mais aussi d’autres consommations addictives et néfastes (alcool, tabac, médicaments) se résume trop souvent à la répression ou à l’hypocrisie. Pourtant les addictions concernent plusieurs millions de personnes. L’Office français des dépendances et toxicomanies estime ainsi que 8 % des adultes présenteraient un risque chronique d’addiction à l’alcool et un quart (27 %) une addiction au tabac. L’usage problématique ou la dépendance au cannabis concernerait 7 % des adolescents de 17 ans et 3 % des 18-64 ans. C’est une affaire de santé publique ! L’heure est venue de changer de stratégie pour lutter plus efficacement et plus humainement contre les addictions.
Légaliser et encadrer par un monopole d’État la consommation, la production et la vente de cannabis à des fins récréatives dans des conditions permettant de lutter contre l’addiction
À savoir
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57 % des Français sont pour la légalisation, encadrée par l’État, de la consommation de cannabis (Harris Interactive, juillet 2021)
En finir avec la malbouffe
Nous sommes confrontés à une épidémie de maladies chroniques (diabète, obésité) et de cancers. L’agroindustrie et ses produits vendus à grand renfort d’additifs et de publicité en sont une cause majeure. Les plus pauvres en sont les premières victimes. En finir avec la malbouffe est un enjeu de santé publique. Nous avons les moyens de produire autrement pour nous nourrir tous et mieux.
Créer un ministère de la Production alimentaire
À savoir
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91 % des Français sont favorables à une loi pour limiter la malbouffe (Ifop, février 2019)